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Je suis tombée amoureuse de ma meilleure amie


Sylvie, 50 ans – Libérale à Nanterre


Mon parcours est des plus banals, mais je me lance après être tombée sur ce blog qui m’a redonné quelque peu espoir. Je m’appelle Sylvie, j’ai épousé mon mari il y a 25 ans et nous avons un fils unique de 21 ans. Un garçon travailleur qui va nous quitter en septembre prochain pour partir un an en Australie. Pas facile pour une maman de laisser partir son enfant. Je vais donc me retrouver avec mon mari et surtout face à ma souffrance.


Cela fait plus de 10 ans déjà que je n’éprouve plus rien pour mon époux. Malheureusement, le temps passe et je n’arrive pas à le lui dire et à le quitter. Je pense qu’avec le temps, la routine s’est installée et nous vivons, lui comme moi, dans un quotidien devenu monotone. Mon mari n’est pas très communicatif, et le peu de fois où je lui demande s’il est heureux, il me répond que oui. Mais moi c’est une toute autre affaire. Parfois je me dis qu’il est temps de partir, mais je n’arrive pas à trouver le courage.



J’ai l’impression de passer à côté de ma vie


Je garde un lourd secret que je n’ai encore jamais révélé à personne. En 2010, j’ai fait la connaissance d’une femme de quinze ans de moins que moi, ouvertement lesbienne. C’était à une réunion Tupperware organisée par ma belle-sœur. Nous nous sommes liées d’amitié, elle était célibataire à l’époque et est devenue ma meilleure amie. J’ai eu un énorme coup de cœur pour elle, je crois même en être tombée secrètement amoureuse, mais je n’ai jamais osé le lui avouer. J’ai gardé ça pour moi deux longues années. J’ai eu peur de gâcher notre amitié si toutefois ce n’était pas réciproque. Et puis je ne voulais pas faire de mal à mon mari ni à mon fils en faisant exploser la famille, donc j’ai choisi le silence. Cette femme m’a hantée très longtemps, j’avais ce désir indescriptible pour elle, je m’imaginais vivre à ses côtés.



En sa compagnie je me sentais renaître


Un jour, elle m’a annoncé avoir retrouvé l’amour. Quand elle m’a présenté sa nouvelle compagne, ça a été un déchirement de les voir ensemble si heureuses sur une terrasse de café. J’étais contente de son bonheur, mais je souffrais de ne pas être celle qui lui donnait la main ce jour-là. Par peur de souffrir davantage, j’ai pris de la distance, nos chemins se sont séparés sans qu’elle ne sache ce que je ressentais. J’ai ensuite continué ma vie, j’ai laissé le temps atténuer la souffrance et le manque d’elle. Les années ont passé, et aujourd’hui mon fiston a décidé de quitter le cocon familial et j’ai au fond de moi l’infime certitude que c’est le bon moment pour refaire ma vie et recommencer une histoire. Je crois être désormais sûre de vouloir être avec une femme pour finir ma vie. J’ai peut-être perdu beaucoup de temps par peur du jugement des autres, peur de me retrouver seule après tant d’années de vie commune, peur de quitter la maison où j’ai passé toute ma vie, mais comme on dit « Il vaut mieux tard que jamais ».


Sylvie.


Photos non contractuelles.

 

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